Kampot pepper, renowned worldwide for its complex aroma and protected geographical indication status, offered the perfect lens through which to study an agricultural and food value chain in its entirety. The study trip was designed as an applied interdisciplinary exercise, drawing on social, economic, and agricultural sciences, inviting students to examine the sector through research, observation, and direct engagement with key actors in the field.
Three days, four organizations
The group departed early on Friday morning from the university in Phnom Penh, stopping first at Confirel, a pioneering Cambodian agrifood company founded in 2001, known for processing traditional local products such as Kampot pepper and organic palm sugar into premium, certified goods exported to markets across Europe, Asia, and beyond. With its newly launched Food Processing and Innovation Center and a track record of international awards, Confirel embodies the idea that innovation and rural development can go hand in hand.








Upon arrival in Kampot, students settled at Les Manguiers before meeting with Mr. SIM Sottoum, Head of the Executive Committee of the Kampot Pepper Promotion Association (KPPA), hearing firsthand about the institutional ecosystem supporting producers, protecting the geographical indication label, and promoting Kampot pepper on international markets.





Saturday brought two farm visits that contrasted different models of production. La Plantation, a family-run fair-trade farm with on-site processing workshops and a retail presence in town, illustrated the artisan end of the spectrum. Sindora, a pepper garden embracing regenerative agriculture with on-site visitor reception, offered a vision of ecological, landscape-driven production.














Research, fieldwork, and presentation
Prior to the trip, students were organised into eight research groups, each tasked with investigating a specific dimension of the Kampot pepper value chain. Themes ranged from the sector’s impact on the local economy and biodiversity, to the cultural heritage of the region, the risks facing the industry, and the question of how Kampot’s model might inspire other agricultural regions of Cambodia and beyond.
Between site visits, students gathered for dedicated teamwork sessions; synthesising their field observations, interviewing stakeholders, and preparing their final presentations. The exercise pushed students to move beyond description and into genuine analysis, drawing on what they had seen, heard, and discussed across three full days in the field.







Learning in the field
What made this study trip distinctive was its deliberately interdisciplinary character. Students were not merely observers; they were researchers, tasked with mobilising academic frameworks in a real-world context. Questions of fair trade, international distribution, farm ownership models, counterfeiting risks, and sustainable agri-tourism were not abstract course concepts here; they were visible, tangible, and debated face-to-face with the people who live them daily.
The weekend also underscored the fragility of even celebrated value chains. Students encountered very real risks facing Kampot pepper: price volatility, climate vulnerability, competition from counterfeit products, and the ongoing challenge of financing small producers. Others analysed how the pepper travels from local vine to global market; and asked hard questions about who captures value along the way, and whether fairer systems might be built.
In their own words
Students were invited to share their individual reflections after the trip. Their words speak for themselves.
“This study trip helped me connect theory with real practice. I realized that Kampot pepper is not just an agricultural product, but a complete value chain involving farmers, companies, and institutions like KPPA. One key lesson is that quality, organization, and branding can create high value even with small production. However, I was also surprised by how vulnerable farmers are to climate change and high production costs.“
“One thing that really surprised me during the trip was the Sindora model. Before going to Kampot, I mostly knew pepper farms as normal for-profit businesses, but Sindora showed me a more unique and practical model that I had only seen in books before — a farm that combines production with a stronger environmental and landscape-oriented approach. Seeing it in reality made the ecosystem feel much broader than just business.”
“From my perspective, this study trip was very beneficial because it provided practical experience. I learned the importance of time management and gained real-world insights beyond classroom theory by observing actual practices. I also came to understand that different stakeholders have very different perspectives on the same industry.”
Voyage d’étude annuel 2026 dans la province de Kampot
Du 24 au 26 avril 2026, les étudiants du Master 2 en Entrepreneuriat et Gestion de Projets vers la Durabilité ont pris part à leur voyage d’études annuel — cette année dans la luxuriante province de Kampot, sous la conduite de M. Chautagnat, enseignant à l’Université Lumière Lyon 2. Ce voyage allait bien au-delà d’une simple visite de terrain : il s’agissait d’une immersion dans l’un des secteurs agricoles les plus précieux du Cambodge — la culture et la commercialisation du poivre de Kampot.
Le poivre de Kampot, mondialement reconnu pour son arôme complexe et son indication géographique protégée (IGP), offrait le prisme idéal pour étudier une chaîne de valeur agricole et alimentaire dans son intégralité. Le voyage d’études a été conçu comme un exercice interdisciplinaire appliqué, ancré dans les sciences sociales, économiques et agricoles, invitant les étudiants à examiner le secteur par la recherche, l’observation et l’engagement direct avec les acteurs clés du terrain.
Trois jours, quatre organisations
Le groupe est parti tôt le vendredi matin depuis l’université à Phnom Penh, faisant d’abord étape à Confirel — une entreprise agroalimentaire cambodgienne pionnière fondée en 2001, reconnue pour la transformation de produits locaux traditionnels tels que le poivre de Kampot et le sucre de palme biologique en produits premium certifiés, exportés vers les marchés européens, asiatiques et au-delà. Avec son tout nouveau Centre de Transformation Alimentaire et d’Innovation et un palmarès de distinctions internationales, Confirel incarne la conviction que l’innovation et le développement rural peuvent aller de pair.
A l’arrivée à Kampot, les étudiants se sont installés aux Manguiers avant de rencontrer M. SIM Sottoum, Président du Comité exécutif de l’Association de promotion du poivre de Kampot (KPPA), qui leur a présenté en direct l’écosystème institutionnel qui soutient les producteurs, protège l’indication géographique et promeut le poivre de Kampot sur les marchés internationaux.
Le samedi a permis de visiter deux exploitations aux modèles contrastants. La Plantation, une ferme familiale équitable dotée d’ateliers de transformation sur place et d’une boutique en ville, illustrait le versant artisanal de la filière. Sindora, un jardin de poivre pratiqu ant l’agriculture régénératrice avec un accueil à la ferme, offrait une vision écologique et paysagère de la production — et allait devenir la visite la plus commentée par les étudiants.
Recherche, travail de terrain et présentations
En amont du voyage, les étudiants ont été répartis en huit groupes de recherche, chacun chargé d’examiner une dimension spécifique de la chaîne de valeur du poivre de Kampot. Les thèmes allaient de l’impact du secteur sur l’économie locale et la biodiversité, au patrimoine culturel de la région, en passant par les risques qui pèsent sur la filière et la question de savoir si le modèle de Kampot pourrait inspirer d’autres régions agricoles du Cambodge et au-delà.
Entre les visites de sites, les étudiants se sont réunis pour des séances de travail en équipe dédiées — synthétisant leurs observations de terrain, interrogeant les acteurs et préparant leurs présentations finales. L’exercice a poussé les étudiants à dépasser la simple description pour aller vers une véritable analyse, en s’appuyant sur ce qu’ils avaient vu, entendu et discuté durant ces trois jours.
Apprendre sur le terrain
Ce qui a rendu ce voyage d’études singulier, c’est son caractère délibérément interdisciplinaire. Les étudiants n’étaient pas de simples observateurs — ils étaient des chercheurs, chargés de mobiliser des cadres académiques dans un contexte réel. Les questions de commerce équitable, de distribution internationale, des modèles d’exploitation agricole, des risques de contrefaçon et de l’agritourisme durable n’étaient plus ici de simples concepts théoriques ; ils étaient visibles, tangibles, et débattus en face-à-face avec ceux qui les vivent au quotidien.
Une chaîne qui s’étend d’une ferme familiale dans les collines de Kampot aux tables de restaurants à Paris ou Tokyo — et chaque maillon porte en lui opportunités et responsabilités.
Ce week-end a également mis en lumière la fragilité de chaînes de valeur même célèbres. Les étudiants ont été confrontés aux risques bien réels qui pèsent sur le poivre de Kampot : volatilité des prix, vulnérabilité climatique, concurrence des produits contrefaçons et difficultés d’accès au financement pour les petits producteurs. D’autres ont analysé le chemin parcouru par le poivre de la vigne locale aux marchés mondiaux — posant des questions difficiles sur la répartition de la valeur tout au long de la chaîne.
En leurs propres mots
Les étudiants ont été invités à partager leurs réflexions individuelles à l’issue du voyage. Leurs mots parlent d’eux-mêmes.
« Ce voyage d’études m’a aidé à relier théorie et pratique. J’ai réalisé que le poivre de Kampot n’est pas seulement un produit agricole, mais une chaîne de valeur complète impliquant des agriculteurs, des entreprises et des institutions comme la KPPA. Une leçon clé : la qualité, l’organisation et la marque peuvent créer une valeur élevée même avec une petite production. J’ai également été surpris de constater à quel point les agriculteurs sont vulnérables face au changement climatique et à des coûts de production élevés. »
« Ce qui m’a le plus surpris durant le voyage, c’est le modèle de Sindora. Avant d’aller à Kampot, je connaissais surtout les fermes poivrières comme des entreprises classiques à but lucratif, mais Sindora m’a montré un modèle plus singulier et concret, que je n’avais jusque-là croisé que dans les livres : une ferme qui associe production et une approche environnementale et paysagère plus forte. Le voir en réalité m’a donné une vision bien plus large de l’écosystème, au-delà du simple business. »
« De mon point de vue, ce voyage d’études a été très bénéfique car il m’a offert une expérience concrète. J’ai appris l’importance de la gestion du temps et acquis des connaissances pratiques qui dépassent la théorie enseignée en cours. J’ai également compris que les différentes parties prenantes ont des perspectives très diverses sur une même filière. »
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